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  Cession d'entreprise

 

Peut-être pensez-vous que vous avez encore tout votre temps avant de songer à la transmission de votre entreprise... Sachez en tout cas que la cession d'une entreprise - PME ne s’improvise pas : elle n’est jamais instantanée, et, pour qu’elle se déroule dans de bonnes conditions, il faut commencer à y réfléchir plusieurs années auparavant, et suivre un processus bien déterminé. Redac-Cession.com est là pour vous indiquer les grandes étapes de ce processus...

 

1- ÉVALUER SON ENTREPRISE

 

 

Une évaluation professionnelle de votre entreprise est un préalable nécessaire au bon déroulement de cette opération délicate qu’est la cession : elle vous permettra, en établissant une fourchette de prix, de fixer un cadre pour vos négociations à venir. Les méthodes sont nombreuses, et souvent complexes, car elles associent plusieurs moyens d’évaluation en les pondérant au cas par cas. C’est pourquoi il vous faudra à coup sûr vous entourer de conseils d’experts pour bien évaluer la valeur de votre entreprise. Malgré tout, Redac-cession.com va vous présenter succinctement les principales méthodes utilisées.

     

 

La méthode fiscale (pour les fonds de commerce) : c’est la méthode d’évaluation la plus simple. Elle consiste à appliquer un coefficient (déterminé par l’administration selon les métiers) au bénéfice ou au chiffre d’affaires dégagé lors de l’exercice précédent. Une boulangerie, par exemple, sera évaluée entre 65 et 90 % de son chiffre d’affaires annuel.

     

 

Les méthodes patrimoniales : ce sont les plus utilisées, aussi bien pour l’évaluation d’un fonds de commerce que d’une société. La valeur de l’entreprise correspond dans ce cas à son actif net corrigé, à savoir la valeur vénale de ses biens moins les dettes de l’entreprise.

     

 

Les méthodes de rentabilité :

   

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Calcul de la valeur de l’entreprise à partir d’une exigence de rentabilité de l’acquéreur : par exemple, si une entreprise dégage un bénéfice de 200 000 €, et que l’objectif de rentabilité est de 8%, la valeur de l’entreprise sera estimée à 200 000 / 8% = 2 500 000 €.

   

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Valorisation de l’entreprise en fonction de son bénéfice ou de son cash-flow : on applique à son bénéfice un multiple de capitalisation qui dépend de la taille de l’entreprise et de son activité.

 
 

2- ÉVALUER LE COÛT FISCAL DE L'OPÉRATION

     

 

Le statut juridique de l’entreprise : le coût fiscal en dépend largement, c’est pourquoi il peut être très judicieux, dans certains cas, de modifier le statut juridique de votre entreprise avant de la céder (passer du statut de SARL à celui de SA ou de SAS par exemple).

     

 

L’imposition des plus-values : les régimes sont plus ou moins favorables selon les formes de transmission. Les plus-values professionnelles se rapportent aux éléments d’actif de votre commerce : le fonds de commerce, le matériel, le mobilier, les stocks… Plus-values = Prix de cession – (Valeur d’origine – Amortissements)

   
  Deux types de plus-values :
   

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Les plus-values à court terme : elles s'appliquent en général aux éléments d'actif vendus moins de 2 ans après leur acquisition et aux éléments d'actif amortissables acquis depuis plus de 2 ans dans la limite de l'amortissement déduit. Elles sont ajoutées aux résultats imposables donc taxées soit au régime de l'impôt sur les sociétés, soit au régime de l'impôt sur les revenus.

   

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Les plus-values à long terme qui s'appliquent en règle générale aux éléments d'actif non amortissables vendus plus de 2 ans après leur acquisition et aux éléments d'actif amortissables acquis depuis plus de 2 ans au-delà du montant des amortissements.
Les plus-values à long terme font l'objet d'une imposition particulière selon que les entreprises relèvent de l'impôt sur les Sociétés ou de l'Impôt sur le Revenu.
Votre conseiller vous dira si vous pouvez bénéficier d'une exonération ou d’un sursis de l'imposition sur les plus-values.

     

 

Les droits d’enregistrement  (ou droits de mutation) : Ils sont évidemment à la charge du repreneur, mais vous devez vous pencher dessus malgré tout car ils influent sur le prix global de l’opération : Plus ces droits seront élevés, plus l’acheteur voudra négocier le prix ! Voici donc quelques indications : depuis la loi de finances 2000, la cession de fonds de commerce est imposée à 4,80 % pour la fraction du prix supérieure à 23 000 €, ce taux passe à 5 % à partir de 2006. C’est le même taux qui s’applique au prix de vente lors de la cession de parts sociales (notamment des parts de SARL et d'EURL). La cession d'actions de SA, elle, est soumise à un droit d'enregistrement de 1%, plafonné à 3 049 € lorsqu'elle est constatée par un acte.

 
 

3- LE PROJET DE CESSION

     

 

Portez-y une attention toute particulière, car ce dossier servira de base aux négociations.

     

 

La présentation de l’entreprise : cette présentation comptable, financière, juridique et commerciale de l'entreprise doit permettre au repreneur potentiel de se faire une idée claire et précise du passé, du présent et du potentiel de développement de l'entreprise.
Pour cela, attachez-vous à présenter et analyser les résultats des derniers exercices comptables, et montrez bien que l'opération s'inscrit dans un processus de développement et de pérennité de l'entreprise.

     

 

Nous vous mettons en garde :
Ne faites pas une présentation idyllique de votre entreprise, essayez simplement d’en reproduire une image sérieuse en mettant en valeur ses points forts.

     

 

La fixation du prix de vente : votre point de départ sera bien sûr l’évaluation de votre entreprise. Mais pour fixer le prix de cession, il faut également tenir compte des caractéristiques propres à la transaction envisagée : le prix du marché pour une affaire comparable, le potentiel de récurrence des résultats et de développement de l'activité, l'accompagnement éventuel de l'acheteur par le cédant, la possibilité d'indexer le prix sur les résultats futurs… N’oubliez pas que l’essentiel est de convaincre votre repreneur, et que le véritable prix sera celui auquel vous conclurez la vente : prenez donc bien soin d’expliciter et de justifier votre prix.

 
 

4- LA NÉGOCIATION DE LA CESSION

     

 

La préparation : tout comme le repreneur, qui aura analysé l’ensemble des dossiers comptables, financiers et juridiques de votre entreprise avant de faire son offre, vous devez impérativement prendre du temps pour préparer la phase de négociation : fixez vous des objectifs, réfléchissez aux concessions que vous êtes prêts à faire…

     

 

Les négociations : elles peuvent durer plusieurs mois, ou aboutir rapidement. L’issue dépendra de la rapidité à laquelle vous parviendrez à des compromis satisfaisants pour les deux parties ! Dans tous les cas, il est préférable de fixer des limites aux négociations (3 mois, 6 mois…), même si cela implique pour vous de disposer de solutions de rechange !

     

 

La conclusion : c’est évidemment l’étape la plus importante, puisqu’elle débouche sur la signature du protocole de cession. C’est donc aussi le moment ou jamais de faire fonctionner votre force de conviction !

 
 

5- PENSEZ A VOTRE RETRAITE

     
 

Le départ à la retraite est la raison la plus souvent évoquée par ceux qui cèdent leur entreprise. Bien sûr, tous ceux qui déménagent, changent d’activité ou qui souhaitent vendre leur affaire pour une autre raison ont encore du temps devant eux avant de devoir penser à leur retraite…

     

 

Comment demander votre retraite ? Un an avant, informez-vous de vos droits auprès de votre Caisse d’Assurance Vieillesse, et contrôlez votre relevé de compte. Six mois avant, adressez une demande de liquidation à la caisse de retraite en indiquant bien votre date de départ à la retraite (sinon, vous toucherez votre retraite dès le premier jour du mois suivant votre demande).

     

 

A la date choisie, vous devez cesser votre activité professionnelle indépendante et fournir à votre caisse un certificat de radiation au Registre du Commerce et des Sociétés ou au Répertoire des Métiers. Si vous êtes artisan, industriel ou commerçant, le cumul emploi retraite vous offre la possibilité, sous certaines conditions, de continuer à exercer une activité rémunérée au sein de l’entreprise que vous venez de céder pendant 6 mois.

     

 

Indemnité de départ : faites votre demande à votre caisse d’assurance vieillesse qui vous transmettra le dossier nécessaire à l’étude de vos droits.

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Source : Lerucher.com

 

 

 
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