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  Plus-Values

 

La taxation des plus-values de cession professionnelles supprimée !

Pour les exercices ouverts depuis le 1er janvier 2005, le taux d’imposition des plus-values à long terme est abaissé de 19 % à 15 %.

A partir de 2006, un régime d’imposition séparée est institué pour les plus-values liées à des titres de participation, qui bénéficieront d’un taux de 8 % pour l’exercice 2006. A compter des exercices ouverts en 2007, elles seront exonérées, à l’exception d’une quote-part de frais et charges égale à 5 % de leur montant.

Pour les plus-values imposées au titre des exercices ouverts depuis le 1er janvier 2004, l’obligation de doter une réserve spéciale est supprimée. Dès 2006, les plus-values à long terme pourront être distribuées en franchise d’impôt. Une taxe exceptionnelle fixée à 2,5 % des sommes inscrites à la réserve spéciale des plus-values à long terme est instituée en vue de financer la réforme.

 

Imposition / Exonération des plus-values de professionnels

Imposition / Exonération des plus-values de particuliers

Objectif 2007 : Suppression de la taxation des plus-values professionnelles 

 

 

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  Imposition / Exonération des plus-values de professionnels

IMPOSITION DES PLUS-VALUES PROFESSIONNELLES

 

1 - LE REGIME DE DROIT COMMUN

Définition

Les plus-values professionnelles sont celles qui se rapportent aux éléments de l'actif immobilisé des Entreprises (ex : fonds de commerce ou droit au bail).

Calcul

La plus-value (PV) réalisée à l'occasion de la cession d'un élément de l'actif s'obtient, normalement, en retranchant du prix de cession la valeur d'origine de cet élément diminuée des amortissements pratiqués et admis en déduction pour l'établissement de l'impôt.

Le prix de cession s'entend de la somme effectivement versée au vendeur.

Il faut tenir compte dans ce calcul de la durée de détention des éléments cédés (éléments détenus depuis moins de 2 ans ou plus) et ce, uniquement pour les entreprises relevant de l'I.R. (entreprises individuelles ou EURL & SARL ayant opté pour l'I.R.).

Taux d'imposition des plus-values

DISTINCTION
DES PLUS-VALUES

COURT TERME

LONG TERME

 

 

Entreprises relevant de
l'impôt sur le revenu (I.R.)


 

 

 

 

Ajoutées aux résultats imposables dans les conditions et au taux de droit commun

 

 

 

16 %


(27 % en tenant compte de la CSG, des prélèvements sociaux et de la CRDS )


 

Entreprises soumises à l'impôt sur les sociétés (I.S.), hors cession de titres de participation


 


 

Taux normal 33,33 %
(taux réduit de 15 % pour un bénéfice n'excédant pas 38 120 €, taux normal au-delà)


 

Exemples :

1. Valeur d’origine (hors TVA récupérable) 50.000
• Amortissements normalement pratiqués 30.000
Prix de vente (hors TVA collectée) 25.000

La plus-value, soit 25.000 - (50.000 - 30.000) = 5.000, inférieure aux amortissements pratiqués (30.000) est à court terme.

2. Valeur d’origine 50.000
• Amortissements normalement pratiqués 20.000
Prix de vente 55.000

Plus-value : 55.000 - (50.000 - 20.000) = 25.000

Cette plus-value est à court terme à concurrence des amortissements pratiqués (20.000) et à long terme pour le surplus (5.000).

 

2 - LES CONDITIONS D'EXONERATION

* EXONERATION DES PETITES ENTREPRISES / LES CONTRIBUABLES CONCERNES

Il s'agit des exploitants individuels ou de sociétés de personnes (ainsi que les SARL ayant opté pour l' IR) exerçant une activité commerciale, agricole ou libérale pour laquelle ils relèvent de l'IR.

Pour cela ils doivent obligatoirement remplir 2 autres conditions simultanément :

1°/ Les recettes de l'exploitation ne doivent pas dépasser les plafonds suivants :
 

Les recettes sont inférieures ou égales à :
- 250 000 €, pour les activités industrielles et commerciales ou agricoles 
- 90 000 € pour les prestataires de services

Exonération totale

Les recettes sont comprises entre :
- 250 000 et 350 000 € pour les activités industrielles et commerciales ou agricoles
- 90 000 et 126 000 € pour les prestataires de services

Le taux imposable se calcule comme suit :
Taux 1 = [(recettes - 250 000) / 100 000 €] x 100
Taux 2 = [(recettes - 90 0000) / 36 000 €] x 100

Exonération partielle dégressive

Les recettes sont supérieures à :
- 350 000 € pour les activités industrielles et commerciales ou agricoles
- 126 000 € pour les prestataires de services

Le taux est de 27 % prélèvements sociaux compris

Pas d'exonération

 

Barème applicable depuis le 01/01/2004 dans le cadre de la loi Dutreil.

Ces limites d'exonération sont appréciées tous droits et taxes compris, en retenant les recettes de l'année civile au cours de laquelle la plus-value est réalisée.

2°/ La plus-value est exonérée purement et simplement lorsque l'activité professionnelle est exercée depuis 5 ans au moins.

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  Imposition / Exonération des plus-values de particuliers

IMPOSITION DES PLUS VALUES REALISEES PAR DES PARTICULIERS SUR LA CESSION DE DROITS SOCIAUX

 

1 - LE REGIME DE DROIT COMMUN

Nous nous limiterons ici aux cessions de titres de sociétés (actions ou parts sociales) non cotées et passibles de l'IS.

Définition

Il s'agit des gains nets retirés des cessions à titre onéreux de participations dans les sociétés non cotées passibles de l' IS.

Calcul

Les plus-values imposables sont calculées par différence entre le prix de cession des titres, diminué des frais de cession (commission de négociation par exemple), et le prix effectif d'acquisition majoré des frais correspondants (droits d'enregistrement par exemple).

Taux d'imposition des plus values

Les plus values ne sont taxées que lorsque le montant des cessions réalisées sur l'année a été supérieur à 20.000 € par foyer fiscal.

Lorsque le seuil d'imposition est franchi, c'est la totalité des plus values réalisées qui devient taxable.

L'imposition est établie au taux de 27 % à partir de 2006 en tenant compte de la CSG, du prélèvement social et de la CRDS.



2 - LES CONDITIONS D'EXONERATION

Ces plus-values peuvent être exonérées pour les titres de sociétés soumises à l'IS lorsque :

-> le montant annuel de l'ensemble des cessions de valeurs mobilières n'excède pas 20.000 €.

-> le particulier qui détient plus de 25 % du capital social pour un même foyer fiscal, cède ses titres à un membre de son groupe familial (conjoint, ascendants, descendants) et que ce dernier ne revende pas à un tiers tout ou partie des titres ainsi acquis dans un délai de 5 ans. L'exonération n'est pas remise en cause si les titres sont cédés, à titre onéreux ou gratuit, dans les cinq ans, à un autre membre du groupe familial du premier cédant. En revanche, en cas de cession à un tiers dans les cinq ans, même d'une partie seulement des droits, le premier cédant est imposable sur la totalité de la plus-value qu'il avait réalisée.

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  Objectif 2007 : Suppression de la taxation des plus-values professionnelles

          ◙  Fin de l'exception française sur les plus-values sur titres

          ◙  Suppression de la contribution additionnelle à l'IS

          ◙  Suppression des plus-values de cession de titres de participation

 

 

  ◙  Fin de l'exception française sur les plus-values sur titres

Les sénateurs en rêvaient, Jean-François Copé l'a fait. A peine installé dans le fauteuil de Dominique Bussereau, le nouveau ministre délégué au Budget s'est rallié à l'avis de Philippe Marini (UMP, Oise). Comme le réclamait le rapporteur général de la commission des Finances du Sénat, la loi de finances rectificative 2004 a arrêté le mois dernier le principe d'une exonération complète des plus-values de cessions de participations engrangées par les entreprises. Une exonération par étapes, puisque le gouvernement s'est donné trois ans pour y parvenir.

Objectif 0 % en 2007. Soumises jusqu'à présent à un taux réduit d'impôt sur les sociétés (19 %) lorsqu'elles étaient logées dans une "réserve spéciale", les plus-values de cessions de titres de participations détenus depuis plus de deux ans verront leur taux d'imposition ramené cette année à 15 %. Il descendra à 8 % l'an prochain, puis à 0 % en 2007. En contrepartie, les entreprises concernées verseront en 2006 et 2007 une taxe libératoire forfaitaire de 2,5 % calculée à partir des réserves de plus-values accumulées au 1er janvier 2005. Grâce à cette "exit tax", la mesure ne commencera donc à coûter qu'à partir de 2008. Son impact sur les finances publiques étant aujourd'hui estimé à 1 milliard d'euros.

Pour Hervé Lehérissel, le concepteur du baromètre d'E.Y. Law, l'exonération des plus-values sur participations constitue sans conteste "la grande mesure de compétitivité fiscale" de l'année écoulée. La commentant, le ministre de l'Economie, Hervé Gaymard, l'avait du reste immédiatement reliée au phénomène des délocalisations : "La France est aujourd'hui l'un des derniers pays en Europe à taxer fortement les plus-values sur titres, expliquait-il. Si nous voulons lutter contre les délocalisations des centres de décision, il faut faire évoluer ce régime en visant l'exonération."

Le coût administratif :

Dans le rapport rédigé pour l'examen du dernier collectif budgétaire, Philippe Marini passait en revue les dispositifs appliqués dans un certain nombre de pays européens, pour conclure à "un handicap de compétitivité pour la France, dans la compétition fiscale qui sévit entre grands pays industrialisés". Selon lui, le régime qui était jusque-là en vigueur ne contribuait pas "à freiner les délocalisations d'activités ni à encourager les investisseurs étrangers à venir s'installer en France".

Sans compter qu'à ses yeux, le suivi et la gestion de la fameuse "réserve spéciale" censée abriter les plus-values de long terme créaient "un coût administratif lourd", en particulier pour les PME. "La dotation de la réserve et le frottement fiscal tendent enfin à immobiliser durablement des sommes parfois élevées, au détriment de leur affectation à des objectifs économiquement plus utiles", lit-on dans le rapport Marini. "Dès lors, ils constituent non seulement un frein aux politiques de distribution de revenus, mais également un facteur inhibant pour des restructurations du capital".

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  ◙  Suppression de la contribution additionnelle à l'IS

Article 25 de la loi de finances pour 2005

La loi de finances pour 2005 supprime - sur 2 ans - la contribution additionnelle de 3 % du montant de l'impôt sur les sociétés, dite surtaxe Juppé.

Ainsi, pour les exercices clos ou la période d'imposition arrêtée à compter du 1er janvier 2005, le taux de la contribution additionnelle à l'IS est ramené de 3 à 1,5 %.

À noter : Corrélativement, pour les entreprises qui arrêtent leur exercice ou période d'imposition entre le 1er mars et le 31 décembre 2005, le montant de l'acompte sur la contribution additionnelle est aussi abaissé de 3 à 1,5 % de l'impôt correspondant aux résultats de l'exercice précédent.

Et pour les exercices clos ou la période d'imposition arrêtée à compter du 1er janvier 2006, la contribution additionnelle sur l'IS est définitivement supprimée.

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  ◙  Suppression des plus-values de cession de titres de participation

Article 39 de la loi de finances rectificative pour 2004

Les sociétés soumises à l'impôt sur les sociétés (IS) voient en principe leurs plus-values de cession d'éléments d'actif immobilisé imposées dans les conditions normales. Seuls relèvent du régime du long terme et sont taxés au taux réduit de 19 % :
- les plus-values de cession de titres de participation détenus depuis au moins 2 ans ;
- les plus-values de cession de parts de certains fonds communs de placement à risques et d'actions de sociétés de capital-risque détenues depuis au moins 5 ans ;
- le résultat net de la concession des produits de la propriété industrielle ;
- certains dividendes distribués par des sociétés de capital-risque.

Cette taxation au taux réduit suppose que le montant de la plus-value nette d'impôt soit viré à la réserve spéciale des plus-values à long terme et gardé investi dans l'entreprise.
La loi de finances rectificative pour 2004 supprime l'obligation de doter la réserve spéciale du montant des plus-values nettes à long terme imposées au taux réduit au nom des sociétés soumises à l'IS.
En contrepartie, une taxe exceptionnelle est instituée, de 2,5 % du montant des sommes inscrites à cette réserve spéciale au passif du bilan du 1er exercice arrêté à compter du 31 décembre 2004, sous déduction d'un abattement de 500 000 €, sommes qui devront être transférées à un compte de réserve ordinaire avant le 31 décembre 2005.
Par ailleurs, le taux de 19 % est abaissé à 15 % pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2005.
Et à compter de 2006, un régime d'imposition séparé est instauré pour les cessions des titres de participation, qui se caractérise par un taux de taxation de 8 % pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2006 et une exonération à compter du 1er janvier 2007, exception faite d'une quote-part de frais et charges de 5 % du résultat net des plus-values de cession.

Attention : Seules les cessions de titres de participation sont donc concernées par ce dispositif d'imposition séparée et atténuée, puis d'exonération.

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